La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a procédé, le 21 avril 2026, à une nouvelle injection de liquidité dans le système bancaire de la Cemac. À cette occasion, l’institut d’émission des six pays de la sous-région
— Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et République centrafricaine — a proposé aux banques une enveloppe de 450 milliards de FCFA, contre 500 milliards de FCFA lors de l’opération du 14 avril dernier.
Cette baisse de l’offre intervient après une souscription partielle de l’enveloppe précédente. Le 14 avril, les banques n’avaient sollicité que 365,2 milliards de FCFA, soit 73 % des montants mis à leur disposition par la banque centrale.
Mais la tendance s’est inversée une semaine plus tard. Lors de l’opération du 21 avril, la demande des établissements de crédit est ressortie à 476 milliards de FCFA, soit 26 milliards de FCFA de plus que l’enveloppe proposée par la BEAC.
Cette évolution suggère une remontée des besoins de refinancement des banques de la sous-région. En règle générale, le recours aux ressources mises à disposition par la banque centrale s’intensifie lorsque les besoins de financement augmentent ou que les trésoreries bancaires se resserrent.
Le contraste entre les deux dernières opérations traduit ainsi une demande de liquidité encore volatile sur le marché bancaire de la Cemac.
BRM